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Quand le repos devient forcé

Quand le repos devient forcé - Alain Willis

J’avais besoin de me changer les idées. Le dernier mois n’avait pas toujours été facile, et j’avais été très fatigué. Un après-midi à me promener dans la nature me ressourcerait. C’est un instant privilégié que je m’accorde de moins en moins, alors qu’il est important de me déconnecter de ma vie urbaine. Je reviens plein d’énergie, prêt à continuer, en mettant toute mon ardeur retrouvée dans mon travail. J’avais entendu le bulletin météorologique, et les prévisions étaient très optimistes pour le vendredi suivant. Je prévins mon supérieur, que je n’irais pas travailler ce vendredi après-midi, et je passais, le midi, à mon appartement pour me changer. Je devais aussi penser à contacter mon conseiller financier pour des questions importantes, à propos de nouveaux placements. Ensuite, je mis mes chaussures de randonnée, des chaussettes bien chaudes, une écharpe et un manteau léger, mais chaud et imperméable, je fus vite préparé. Je poussais un grand soupir de satisfaction en fermant ma porte à clé. Je pensai passer un moment de tranquillité ; je ne me doutais pas de ce qui m’attendait.

J’avais l’habitude d’aller dans une partie de forêt que je connaissais bien, pour y avoir joué pendant mon enfance. Un étang était un peu caché, et c’est là que je voulais aller. Le lieu était enchanteur en cette saison ; les arbres avaient pris des couleurs automnales qui me faisaient penser aux nuances d’un coucher de soleil. Comme si, sur chaque feuille, les rayons de l’astre s’étaient fixés. Des canards sauvages se posèrent bruyamment sur l’eau. Leurs cancans m’ont toujours amusé. Ils s’ébrouèrent, plongèrent leur tête sous l’eau. Cette posture est irrésistible et je me mis à rire. J’entendis alors, un grand fracas dans le ciel. Un orage, totalement imprévu, menaçait. Je me mis à marcher rapidement pour lui échapper. La capuche rabaissée sur la tête, j’avançais à grands pas.

Un coup de tonnerre déchira l’atmosphère et la pluie se fit plus dense. Dans ma précipitation, je voulus prendre un raccourci et je m’emmêlais les pieds dans un arbuste rampant et épineux. Je tombais de tout mon long. En voulant me redresser, je constatais que je ne pouvais plus m’appuyer sur ma jambe droite. Ma cheville était enflée. Mon poignet me faisait aussi souffrir. J’entendis un bruit de pas qui se rapprochait. Une silhouette fine courait dans ma direction. Ce fut grâce à cette promeneuse que je fus sauvé. Elle m’emmena à l’hôpital le plus proche. Je suis resté immobilisé une semaine. Ce n’était pas vraiment le repos que j’escomptais.

À propos de l’auteur :

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Si vous recherchez un blogue sympathique et dynamique: bienvenue chez moi! Car oui, ce blogue c’est ma seconde demeure! J’y parle – après les heures de bureau – de ma vie de famille, de ma femme chérie et de mes multiples projets sportifs. Car oui, j’adore les défis de taille dans les sports surtout les marathons: c’est une véritable passion. Au plaisir d’échanger avec vous.