• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Ma vision du travail

Ma vision du travail - Alain Willis

Si on m’avait dit un jour, que je finirais par travailler dans un magasin de Porte et fenetre Petite Nation, j’aurais certainement fait le nécessaire pour réussir mes études, et m’y accrocher pour avoir une carrière beaucoup plus intéressante. Ce n’est pas que je m’ennuyais. C’est que je m’ennuyais beaucoup. À en devenir complètement fou. Il me fallait sans cesse répondre à des coups de fil de clients, soit curieux, soit mécontents, ou alors complètement idiots. Lorsque j’essayais de donner une bonne image du commerce au téléphone, personne n’écoutait, et lorsque j’essayais de répondre au mieux aux questions qui m’étaient posées, on n’y comprenait rien. J’étais sans cesse en train de faire appel à l’un ou à l’autre, pour essayer de trouver une réponse adéquate qui pouvait plaire aux deux parties. Le jour de mon renvoi était le jour où j’avais osé raccrocher au nez de tous les clients qui avaient appelé ce jour-là. J’étais à bout.

Mon père ayant été exaspéré par mon comportement, finissait par me trouver un travail. Il m’avait trouvé un poste de remplacement dans une bibliothèque. Il me disait qu’il avait la certitude, que je n’aurais jamais d’embêtements à cause du téléphone. Les clients ne venaient que pour déposer et reprendre quelques livres, et qu’en dehors d’ouvrir et fermer la bibliothèque, je n’avais presque pas d’autres responsabilités. Ce fut certainement mon travail le plus difficile de toute ma vie. Jamais je n’avais ressenti autant d’ennui en moi. Attendre sur une chaise, toute la journée que le temps passe, en regardant les deux ou trois personnes qui devaient certainement s’ennuyer encore plus que moi chez elles, emprunter quelques livres, dont souvent les titres n’ont rien à voir avec l’écrit. Faire une recherche probable sur l’ordinateur au sujet d’un manuel qui ne sera remis en rayon que dans quelques jours, et être dans l’obligation de tenir la conversation à des personnes âgées, à qui il faut sans cesse répéter qu’il ne faut pas faire de bruit dans ces lieux où il n’y a personne. Au secours ! Je passais les trois semaines les plus longues de ma vie. À la fin de mon contrat, je faisais un tour au niveau de l’université UQAM pour faire des recherches sur de possibles études. Il est vrai qu’il fallait absolument que je m’en sorte, mais je ne savais vraiment pas lesquelles choisir. En en discutant avec un conseiller, il me demandait d’inscrire sur une feuille 10 choses que je savais faire. Là était le problème, je ne me connaissais pas.

À propos de l’auteur :

author

Si vous recherchez un blogue sympathique et dynamique: bienvenue chez moi! Car oui, ce blogue c’est ma seconde demeure! J’y parle – après les heures de bureau – de ma vie de famille, de ma femme chérie et de mes multiples projets sportifs. Car oui, j’adore les défis de taille dans les sports surtout les marathons: c’est une véritable passion. Au plaisir d’échanger avec vous.