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Ma petite boule de poils

Ma petite boule de poils - Alain Willis

Une fois que j’ai eu mon diplôme en poche, j’ai sillonné le continent dans tous les sens pour acquérir de l’expérience, puis je suis retourné dans la ville d’où je venais. J’étais à peine revenu de mon long périple que Jean-Marc, mon meilleur ami, m’a demandé de le soutenir suite à sa situation d'endettement, et il devait consulter un Syndic Saint-Jean-sur-Richelieu. Je l’ai donc accueilli quelques mois dans le condo que je venais d’acheter. Le logement est grand ; trois chambres, un grand salon, une salle de dîner et une cuisine aux proportions gigantesques, car elle peut accueillir jusqu’à douze convives sur la table à rallonges, et deux salle de bains composent mon logement. En conséquence, la vie en communauté avec mon ami n’était absolument pas dans la promiscuité, et ce n’était pas impossible que nous puissions passer plusieurs jours sans nous voir. Au bout de cinq mois, Jean-Marc avait réglé ses problèmes et il a pris son propre logement.

Quand il est parti, j’ai ressenti un grand vide dans mon existence. J’ai continué à le voir, mais bien sûr, beaucoup moins souvent que lorsque j’habitais dans le même domicile que lui. La solitude n’est pas un souci pour moi, mais je m’étais habitué à la présence de mon ami. Un soir, alors que je poussais la porte de mon immeuble, j’ai entendu une voix féminine, qui m’était inconnue, me demander de lui retenir la porte. Elle portait une grande panière, qui ressemblait à ces paniers à pique-nique qui ont des rabats sur le haut pour les refermer. Un concert de miaulements s’échappait du panier. Dans l’ascenseur, curieux, j’ai émis une remarque sur les chatons et la femme m’a proposé d’en prendre un. Elle venait chez une cousine pour lui proposer un petit de la portée de sa chatte.

Je n’étais pas du tout attiré par l’idée de posséder un animal domestique. J’ai décliné la proposition qu’elle m’avait faite, mais elle a insisté et elle a ouvert son panier. Trois minuscules boules de poil, une noire, une blanche et rousse et une tigrée, jouaient et se marchaient dessus dans le fond. L’animal aux rayures de mini tigre me regarda droit dans les yeux et émis un miaulement. Immédiatement, la jeune femme m’expliqua qu’il m’avait choisi et elle me le tendit. Lorsque j’ai eu le petit félin dans le creux de ma main, j’ai tout de suite adoré cet animal. Sa tête penchée sur le côté, il me scrutait de ses petits yeux. Nous nous sommes adoptés mutuellement.

À propos de l’auteur :

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Si vous recherchez un blogue sympathique et dynamique: bienvenue chez moi! Car oui, ce blogue c’est ma seconde demeure! J’y parle – après les heures de bureau – de ma vie de famille, de ma femme chérie et de mes multiples projets sportifs. Car oui, j’adore les défis de taille dans les sports surtout les marathons: c’est une véritable passion. Au plaisir d’échanger avec vous.