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Le mauvais rêve

Le mauvais rêve - Alain Willis

Quand j’ai ouvert les yeux, je me sentais mal.  Je ne me rappelle pas m’être senti aussi mal de toute ma vie.  C’est bizarre, mais mon rêve n’était pourtant pas si horrible que cela.  Par contre, malgré l’aspect quasi-innocent de mon semi-cauchemar, j’ai l’impression de ne pas avoir dormi du tout, de toute la nuit.

J’ai rêvé que j’étais de retour à l’âge de l’adolescence.  Je n’ai jamais aimé cette période de ma vie.  C’est horrible de me retrouver dans la peau d’une personne qui est si animée par ses pensées et obsédée par son apparence.  Tout ce que les gens disent compte et est important à mes yeux.  Alors, je dois absolument faire tout mon possible pour que rien ne soit mal placé ou mal lavé sur moi ou, pire encore, me retrouver avec de petits intrus non-voulus dans le visage.

Je prends toutes les précautions possibles : je me nettoie très bien le visage avec un traitement acné, je me peigne bien et j’enfile mes plus beaux vêtements.  Malgré toutes ces précautions, je me retrouve avec des problèmes bizarres.  Premièrement, je ne porte pas mes souliers ; je constate avec horreur que ce sont ceux de quelqu’un d’autre, mais je ne comprends pas pourquoi, je ne sais pas à qui ils sont dans mon rêve.  Ils sont trop petits pour moi et j’ai de la difficulté à marcher.

Ensuite, pour empirer les choses, même si j’ai pris toutes les précautions nécessaires, un énorme bouton apparaît sur ma joue droite.  Ma mère ne porte pas de maquillage, alors aucun moyen de me mettre la main sur quelque chose pour camoufler ce point rouge si visible dans mon visage.  Rien ne me semble pouvoir faire ce que je cherche à faire.  Alors, je le crève, mais au lieu d’aider, la région autour du bouton devient complètement rouge.

Pour finir, mes vêtements sont beaucoup trop grands pour moi.   Les manches de mon chandail arrivent passés le bout des doigts ; mes pantalons tombent par eux-mêmes et mes bas n’entrent pas bien dans mes chaussures trop petites, alors je me retrouve avec des bosses de tissus qui dépassent.

Pas besoin de dire que tout cela est incroyablement affreux.  Tout ce que je veux faire, c’est de creuser un trou pour aller m’y réfugier.  Je veux me cacher de la planète au complet.  Mais, je ne peux pas ; je dois aller à l’école.  Là, tout le monde se met à rire de moi… fort.  Très fort.

Je me réveille en sursaut, haletant.  Je regarde autour de moi et je me rends compte que je suis seule dans mon logement.  Eh oui, ce n’était qu’un rêve affreux.

À propos de l’auteur :

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Si vous recherchez un blogue sympathique et dynamique: bienvenue chez moi! Car oui, ce blogue c’est ma seconde demeure! J’y parle – après les heures de bureau – de ma vie de famille, de ma femme chérie et de mes multiples projets sportifs. Car oui, j’adore les défis de taille dans les sports surtout les marathons: c’est une véritable passion. Au plaisir d’échanger avec vous.